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Dénombrement : L'art de compter juste
L'élève doit calculer des nombres de combinaisons (k parmi n) et utiliser les principes additifs ou multiplicatifs pour dénombrer des ensembles finis.
Duree estimee : 20 min
1. Les principes additif et multiplicatif
Commençons par une situation simple. Imagine que tu es au restaurant et que le menu propose 3 entrées différentes et 4 plats principaux. Combien de menus uniques (entrée + plat) peux-tu composer ? Intuitivement, tu sens qu'il y a beaucoup de possibilités.

C'est le principe multiplicatif. Si une expérience se déroule en plusieurs étapes successives (ici choisir l'entrée PUIS le plat), on multiplie le nombre de choix de chaque étape. Ici : menus possibles.
Le principe additif s'utilise quand on a des choix disjoints (alternatives). Si tu dois choisir un dessert parmi 2 fruits OU 3 gâteaux, tu ne peux pas prendre les deux en même temps. Tu as donc choix au total.
2. Quand l'ordre compte : Listes et Permutations
Pour le cadenas : 10 choix possibles pour le premier chiffre, 10 pour le deuxième, etc. Pour 4 chiffres, cela fait , soit combinaisons.
Maintenant, imagine que tu dois ranger 3 livres différents (A, B et C) sur une étagère. Tu utilises tous les éléments et tu ne peux pas les répéter. L'ordre change le résultat. C'est une permutation.

Pour ranger éléments distincts, on utilise la factorielle (notée ). Pour 3 livres : possibilités. Pour 5 livres : .
3. Quand l'ordre ne compte pas : Les Combinaisons
Passons aux combinaisons. Imagine une grille de Loto où tu coches 5 numéros. Cocher le 2 puis le 15 revient exactement au même que cocher le 15 puis le 2. Ici, l'ordre n'a aucune importance.
La formule est : . C'est la formule reine du dénombrement en Terminale.
Le calcul revient à faire , ce qui donne binômes possibles. On divise par 2 car le binôme (Alice, Bob) est identique au binôme (Bob, Alice).
4. Propriétés et Triangle de Pascal
Les coefficients binomiaux sont symétriques. Choisir 2 élèves qui partent parmi 30 revient à choisir les 28 qui restent. Donc, est égal à .

Cette propriété s'appelle la relation de Pascal : . Elle est très utile pour simplifier des calculs algébriques.
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