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Le statut juridique et l'appropriation de la haute mer
L'élève doit maîtriser les grands principes du droit de la mer régissant la haute mer, garantissant théoriquement sa libre circulation. Il s'agit d'expliquer comment cet espace international suscite de nouvelles logiques d'appropriation et de rivalités.
Duree estimee : 20 min
ZEE et Haute Mer : à qui appartient l'océan ?
Imagine que tu navigues sur un navire qui s'éloigne des côtes terrestres. Au début tu te trouves dans les eaux sous le contrôle direct de ton pays puis tu franchis une ligne invisible en pleine mer. Tu entres alors dans un espace immense et fascinant qui n'appartient à aucun Etat en particulier.
Le droit international découpe l'océan en plusieurs zones distinctes. Un Etat côtier possède une Zone Economique Exclusive s'étendant jusqu'à 200 milles marins de ses rivages où il a le droit d'exploiter seul les ressources. Au delà commence la haute mer qui représente environ 64 pour cent de la surface des océans et obéit à un principe de liberté.

Rivalités et course aux ressources maritimes
Si la haute mer n'appartient théoriquement à personne elle regorge de richesses très convoitées. Avec l'augmentation des besoins mondiaux les pays cherchent de plus en plus à s'approprier ces ressources halieutiques et énergétiques. Cela transforme cet espace en un vaste terrain de compétition géopolitique.
Les pays côtiers essaient souvent d'étendre leur zone de droits exclusifs en prouvant que leur plateau continental se prolonge géologiquement au delà de la limite habituelle. Lorsque plusieurs puissances revendiquent les mêmes fonds marins pour y puiser du pétrole ou des minerais rares de vives tensions diplomatiques apparaissent.
Protéger la mer : un défi de gouvernance
L'absence de contrôle strict en haute mer pose un immense défi écologique pour notre planète. Puisque cet espace appartient à tout le monde sans véritable gendarme il est très difficile d'empêcher la surpêche ou les pollutions massives. Les milieux marins s'en retrouvent gravement menacés.
Il est indispensable de trouver un équilibre entre la liberté de circulation vitale pour la mondialisation et la protection urgente de l'environnement marin. Cette mission très complexe nécessite une véritable gouvernance mondiale qui rassemble des acteurs aux intérêts souvent opposés.
Pour y parvenir les Etats doivent négocier des traités de protection de la biodiversité sous la supervision d'institutions internationales comme l'Organisation des Nations Unies. Parallèlement les organisations non gouvernementales jouent un rôle de vigie en alertant l'opinion publique.
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