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Agriculture vivrière ou commerciale : quelles différences ?

Distinguer les deux grands modes d'agriculture dans les espaces de faible densité : l'agriculture intensive connectée au marché mondial et l'agriculture vivrière destinée à l'autoconsommation. Comparer leurs objectifs et leurs moyens techniques.

Duree estimee : 20 min

Introduction : Deux façons de cultiver la terre

Bonjour ! Aujourd'hui, nous allons voyager dans les campagnes du monde entier. Imagine deux situations : d'un côté, un jardinier qui fait pousser des légumes juste pour nourrir sa famille, et de l'autre, un champ de blé grand comme une ville, récolté par des machines pour être vendu en supermarché.

Illustration divisée en deux parties. À gauche, un petit potager coloré avec une personne qui utilise une pelle manuelle. À droite, un champ de blé immense, tout jaune et plat à perte de vue, avec une grosse moissonneuse-batteuse rouge au centre.
Observons ces deux mondes opposés.
Il existe deux grands types d'agriculture dans le monde : l'agriculture vivrière et l'agriculture commerciale.

L'agriculture vivrière : pour se nourrir soi-même

L'agriculture vivrière est une agriculture traditionnelle. Le but principal du paysan est de produire de la nourriture pour sa propre famille ou son village : c'est l'autoconsommation. On trouve souvent ce type d'agriculture dans les pays tropicaux, en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud.

Le travail se fait beaucoup à la main (bêche, houe) ou avec l'aide d'animaux. Les champs sont souvent de petites parcelles où l'on mélange plusieurs cultures, comme des légumes et des céréales, pour varier l'alimentation.

Les paysans doivent s'adapter aux contraintes naturelles difficiles. Par exemple, si le terrain est en pente raide (montagne), ils construisent des terrasses en forme d'escaliers géants pour pouvoir cultiver.

Attention, ne crois pas qu'ils ne vendent jamais rien ! S'il reste des récoltes après avoir nourri la famille, le paysan vend le surplus au marché local. Mais ce n'est pas le but premier.
Exemple : Une famille à Madagascar cultive du riz et du manioc sur une petite terre. Ils utilisent une charrue tirée par un zébu. La récolte sert d'abord à préparer leurs repas de l'année.

L'agriculture commerciale : pour vendre au monde

L'agriculture commerciale est faite pour la vente. Le but est de produire d'énormes quantités pour les vendre aux usines agroalimentaires ou les exporter vers d'autres pays. Elle est reliée au commerce mondial.

Vue aérienne d'un paysage agricole moderne de type openfield. On voit quatre immenses champs rectangulaires aux couleurs géométriques (vert, jaune, marron) sans aucune haie ni barrière entre eux. Une route goudronnée traverse le paysage.
Voici à quoi ressemble un paysage d'agriculture commerciale (un openfield).

Les moyens sont gigantesques : tracteurs guidés par GPS, engrais et moissonneuses-batteuses. Les paysages sont des "openfields" : de très grands champs ouverts sans clôtures, typiques des États-Unis (Grandes Plaines) ou de l'Europe.

Astuce : Pour retenir le terme "Commerciale", pense au mot "Commerce". On cultive pour gagner de l'argent en vendant la récolte, pas pour la manger soi-même.

Comparaison et densité de population

Il y a un lien direct avec la population. Dans les régions d'agriculture vivrière, la densité de population est forte : il y a beaucoup de monde dans les campagnes car il faut beaucoup de bras pour travailler la terre à la main.

À l'inverse, dans les régions d'agriculture commerciale comme les Grandes Plaines aux États-Unis, la densité de population est très faible. Les machines font tout le travail. Les fermes sont très isolées les unes des autres et on peut faire des kilomètres sans croiser personne.

En résumé : l'agriculture vivrière demande beaucoup d'hommes pour nourrir une famille, alors que l'agriculture commerciale utilise des machines pour nourrir le monde.

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