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La Première République et la Terreur (1792-1794)

Maîtriser les enjeux de la période républicaine marquée par la guerre civile et extérieure. L'élève doit connaître le rôle de Robespierre, la mise en place de mesures d'exception et la chute du régime.

Duree estimee : 20 min

La chute du Roi et la naissance de la République

Imagine la France sans roi après plus de mille ans de monarchie ! En 1792, c'est un choc immense. La confiance envers Louis XVI est brisée : il a tenté de fuir et le peuple le soupçonne de soutenir les ennemis de la Révolution.

Tout bascule le 10 août 1792 avec la prise du palais des Tuileries par le peuple. Le roi est emprisonné, jugé, puis guillotiné en janvier 1793. C'est une rupture définitive : impossible de revenir à l'Ancien Régime.

Gravure historique en couleurs de l'exécution de Louis XVI, place de la Révolution, foule nombreuse, guillotine, année 1793.
L'exécution de Louis XVI place de la Révolution marque la fin physique et symbolique de la monarchie.
À retenir : La République est proclamée le 22 septembre 1792, juste après la victoire militaire française de Valmy.
Ne confonds pas les dates ! 1789 marque le début de la Révolution (fin des privilèges), mais le roi était encore là. 1792 marque la fin de la royauté et le début de la République.

Une République menacée de mort

Dès sa naissance, la République risque de disparaître. Elle affronte une double menace. À l'extérieur, les rois d'Europe (Angleterre, Autriche, Prusse) forment une coalition et attaquent les frontières pour rétablir la monarchie en France.

Carte pédagogique de la France en 1793. Flèches d'invasion rouge venant des frontières Nord et Est. Zone rouge hachurée en Vendée pour montrer la guerre civile.
La France de 1793 est encerclée par les armées étrangères et déchirée de l'intérieur par les révoltes.

À l'intérieur, c'est la guerre civile. Dans la région de la Vendée, des paysans royalistes et catholiques se révoltent et prennent les armes contre la République. Le pays est pris en étau.

Retiens bien le rôle des Sans-culottes : ce sont les gens du petit peuple des villes. Très révolutionnaires, ils font pression sur le gouvernement pour qu'il prenne des mesures radicales.

La Terreur : Robespierre et les mesures d'exception

Pour sauver la République, l'Assemblée confie le pouvoir à un petit groupe d'hommes : le Comité de salut public, dirigé par Robespierre. Ils mettent en place "la Terreur" pour éliminer par la force tous les ennemis de la Révolution.

Portrait peinture de Robespierre, XVIIIe siècle, perruque poudrée, costume d'époque, visage sérieux.
Maximilien de Robespierre est la figure principale des Montagnards, le groupe politique qui impose cette politique de fermeté.
Trois outils principaux sont utilisés : la "Loi des suspects" pour arrêter les opposants, le Tribunal révolutionnaire pour les juger rapidement (souvent la guillotine), et la "levée en masse" pour recruter un million de soldats.

Cette politique brutale est efficace militairement : les révoltes en Vendée sont écrasées et les ennemis extérieurs repoussés. Mais la population est fatiguée de la peur permanente et des exécutions.

La Terreur s'arrête lorsque Robespierre, devenu trop menaçant pour les autres députés, est arrêté et exécuté en juillet 1794 (Thermidor).

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