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L'enracinement de la IIIe République par les libertés
Ce thème aborde comment la République s'installe durablement grâce aux grandes lois votées entre 1881 et 1901. L'élève doit connaître les lois sur la liberté de la presse, les syndicats et la liberté d'association.
Duree estimee : 20 min
Comment la République se fait-elle aimer ?
Après sa proclamation en 1870, la IIIe République doit s'installer durablement face aux partisans de la monarchie. Pour convaincre les Français et unir la nation, le régime adopte des symboles forts que tu côtoies encore aujourd'hui.
Dans les années 1880, la Marseillaise devient l'hymne national et le 14 juillet est choisi comme fête nationale. On installe aussi des bustes de Marianne dans les mairies pour représenter la République partout en France.

L'école de la République : former des citoyens
Pour que la République tienne bon, il faut que les Français soient instruits et attachés à leur régime politique. C'est le but des lois scolaires portées par Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique.
En 1881 et 1882, Jules Ferry fait voter des lois fondamentales. L'école primaire publique devient gratuite (plus besoin de payer), laïque (sans instruction religieuse) et obligatoire pour les filles et les garçons jusqu'à 13 ans.

La République accorde de grandes libertés
La démocratie repose sur le débat. Entre 1881 et 1901, les républicains votent des lois qui garantissent aux citoyens le droit de s'exprimer et d'agir collectivement.
La loi de 1881 sur la liberté de la presse permet aux journaux de paraître sans censure. La même année, le droit de réunion est rétabli : les citoyens peuvent enfin se rassembler publiquement pour discuter de politique.

D'autres libertés suivent : en 1884, les syndicats sont autorisés pour défendre les droits des travailleurs. En 1901, la liberté d'association permet de créer facilement des clubs sportifs, culturels ou caritatifs.
Surmonter les crises : l'Affaire Dreyfus et la loi de 1905
La République traverse aussi des crises graves. L'Affaire Dreyfus (1894-1906) divise la France. Le capitaine Dreyfus, officier juif, est accusé à tort de trahison. Cette injustice révèle un violent antisémitisme dans une partie de la société.
Le combat pour innocenter Dreyfus devient un combat pour la République. La victoire des « dreyfusards » (ceux qui le défendent) est celle de la justice et des Droits de l'homme contre les adversaires du régime parlementaire.
Pour apaiser les tensions religieuses et politiques, la loi de Séparation des Églises et de l'État est votée en 1905. Désormais, « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».
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