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Océans : Des ressources précieuses en danger

Repérer les richesses exploitées dans les océans (ressources halieutiques, hydrocarbures) et comprendre les pressions humaines (surpêche, pollution plastique) qui fragilisent ces milieux.

Duree estimee : 20 min

I. Les océans, un réservoir de richesses

Imagine ton repas de ce soir ou l'essence dans la voiture de tes parents. Il est fort probable qu'une partie vienne de la mer. Les océans ne sont pas juste de grandes étendues d'eau, ce sont de gigantesques garde-manger et des réservoirs d'énergie pour l'humanité.

On exploite principalement deux types de richesses. D'abord, les ressources vivantes comme les poissons, les crustacés ou les algues. Ensuite, les ressources énergétiques : les hydrocarbures (pétrole, gaz) enfouis sous les fonds marins ou l'électricité produite en surface par le vent.

Schéma simple sur fond blanc. À gauche, un bateau de pêche avec un filet dans l'eau. Au centre, une plateforme pétrolière grise posée sur la mer. À droite, une éolienne blanche plantée dans l'eau. Le ciel est bleu clair.
Observons les différentes manières d'exploiter la mer.
Le mot clé à retenir est "ressources halieutiques". Cela désigne toutes les ressources vivantes (animales et végétales) que l'on pêche ou que l'on élève en mer.
Aujourd'hui, on installe de plus en plus d'éoliennes en mer, appelées éoliennes "offshore". Elles profitent des vents marins, plus forts et réguliers que sur terre, pour produire de l'électricité durable.

II. À qui appartient la mer ? La ZEE

Si tu trouves du pétrole au milieu de l'océan, est-ce qu'il est à toi ? Pas forcément. Pour éviter les conflits, les pays se sont mis d'accord pour partager l'espace maritime proche des côtes.

C'est ici qu'intervient la ZEE : Zone Économique Exclusive. C'est une bande maritime qui s'étend jusqu'à environ 370 km (200 milles marins) des côtes d'un État. Dans cette zone, l'État est le seul à avoir le droit d'exploiter les ressources (pêche, pétrole).

Schéma vue de dessus. À gauche, une terre verte (la côte). Une ligne pointillée rouge trace une frontière en arc de cercle dans la mer bleue. Une flèche indique la distance entre la côte et la ligne rouge avec l'étiquette '200 milles'. Un drapeau indique que la zone appartient au pays côtier.
Voici comment se délimite une ZEE par rapport à la côte.
La France possède la 2ème plus grande ZEE du monde, juste derrière les États-Unis. C'est grâce à ses territoires d'outre-mer (comme la Guadeloupe, la Polynésie ou la Réunion) qui lui donnent des droits sur de vastes zones océaniques partout sur la planète.
Ne confonds pas la ZEE avec la "haute mer". Au-delà des 370 km de la ZEE, la mer n'appartient à personne : c'est un espace international où la navigation est libre.

III. Des océans fragilisés par les humains

Avec la mondialisation, les activités humaines (transport, pêche, énergie) s'intensifient sur les mers. On parle d'anthropisation des océans : l'homme transforme le milieu naturel, ce qui fragilise les écosystèmes marins.

La première menace est la surpêche. Avec des bateaux industriels très performants, on capture plus de poissons qu'ils n'ont le temps de se reproduire. Certaines espèces, comme le thon rouge, sont ainsi menacées de disparition.

La seconde menace est la pollution. Les déchets terrestres et ceux rejetés par les navires finissent dans l'eau. Les courants les rassemblent pour former le '7e continent de plastique', une immense zone de déchets flottants dans le Pacifique.

Dessin sous-marin réaliste. Une tortue de mer nage près d'un sac plastique transparent qui ressemble à une méduse. Le fond de l'eau est bleu sombre. Quelques bouteilles plastiques gisent sur le sable au fond.
La pollution plastique menace directement la faune marine.

IV. Protéger pour continuer à profiter

Si on vide l'océan aujourd'hui, on n'aura plus rien à manger demain. Il est urgent de mettre en place une gestion durable : exploiter les ressources intelligemment pour qu'elles puissent se renouveler pour les générations futures.

Les pays créent des Aires Marines Protégées (AMP) où la pêche est interdite ou limitée pour laisser la nature se régénérer. On impose aussi des quotas de pêche : une quantité maximale de poissons autorisée par an.
En résumé : la mondialisation augmente la pression sur les ressources marines (halieutiques, énergétiques) dans les ZEE. Nous devons lutter contre la surpêche et la pollution pour un avenir durable.

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