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Externalités et Biens Communs : Quand le marché échoue
L'élève doit savoir identifier les externalités positives et négatives et comprendre les caractéristiques des biens communs et collectifs (rivalité, excluabilité). Il doit comprendre pourquoi ces situations constituent des défaillances du marché nécessitant une intervention.
Duree estimee : 20 min
Les externalités : des effets cachés
Imagine que ton voisin écoute de la musique très fort tard le soir. Il profite de sa musique (bénéfice privé), mais toi, tu subis le bruit sans l'avoir choisi et sans être dédommagé. C'est un exemple parfait où l'action d'un individu impacte le bien-être d'un autre sans passer par le marché.
Il existe deux types d'externalités. Elle est négative quand elle nuit aux autres (ex: la pollution d'une usine). À l'inverse, elle est positive quand elle profite aux autres, comme un apiculteur dont les abeilles pollinisent gratuitement les fleurs du verger voisin.

C'est une défaillance du marché car le prix ne reflète pas la réalité. Pour la pollution, le prix du produit est trop bas car il ne compte pas les dégâts écologiques (coût social). Le marché incite donc à trop produire de biens polluants par rapport à ce qui serait souhaitable pour la société.
Biens communs et biens collectifs
Le marché gère bien les biens privés, mais échoue pour d'autres. Pour les classer, on utilise deux critères : la rivalité (ma consommation réduit-elle la tienne ?) et l'exclusion (peut-on empêcher quelqu'un de consommer s'il ne paie pas ?).

Le marché échoue à produire des biens collectifs car aucune entreprise privée ne voudrait financer l'éclairage public si elle ne peut pas forcer les utilisateurs à payer. C'est le problème du "passager clandestin" : chacun attend que l'autre paie pour en profiter gratuitement.
L'intervention des pouvoirs publics
Première solution : la réglementation (la contrainte). L'État impose des normes et des lois. Il peut interdire certains produits toxiques ou limiter les quantités de pêche (quotas) pour préserver les biens communs.
À l'inverse, pour encourager les externalités positives, l'État utilise la subvention. Il verse une aide financière pour inciter à des actions bénéfiques, comme isoler son logement ou développer la recherche.
Enfin, il existe les marchés de quotas. L'État fixe une quantité maximale de pollution autorisée et distribue des "droits à polluer". Les entreprises peuvent s'échanger ces droits : celles qui polluent moins peuvent vendre leurs droits inutilisés à celles qui polluent trop.
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