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L'enracinement républicain : lois de liberté, école et laïcité (1870-1914)
Proclamation de 1870, écrasement de la Commune de Paris (1871), grandes lois républicaines (presse, syndicats, école de Ferry, laïcité de 1905) et culture républicaine.
Duree estimee : 15 min
La République s'impose et invente ses symboles
Proclamée le quatre septembre 1870 en pleine défaite face à la Prusse, la Troisième République naît dans le chaos et commence par écraser l'insurrection populaire de la Commune de Paris en 1871. Pourtant, contre toute attente et malgré une majorité monarchiste initiale, les républicains remportent les élections à la fin des années 1870.
Pour unir les Français autour du régime, les dirigeants dotent la France de symboles forts : le buste de Marianne dans chaque mairie, La Marseillaise adoptée comme hymne national officiel en 1879, et le quatorze juillet décrété fête nationale annuelle en 1880.
Illustration en cours de conception
Un buste sculpté de profil de Marianne portant le bonnet phrygien dans une mairie.
Les grandes libertés et l'école de Jules Ferry
Dans les années 1880, la République vote un ensemble exceptionnel de libertés fondamentales : la liberté de réunion et de la presse en 1881, le droit de créer des syndicats professionnels avec la loi Waldeck-Rousseau en 1884, puis le droit d'association en 1901.
Mais le cœur de la fabrique républicaine reste l'école primaire. Grâce aux lois de Jules Ferry en 1881 et 1882, l'école devient gratuite, obligatoire jusqu'à treize ans et strictement laïque dans les programmes publics.
Les grandes crises et la laïcité de 1905
Le régime doit affronter de violentes secousses. La plus célèbre est l'Affaire Dreyfus, du nom de cet officier juif injustement condamné pour haute trahison en 1894 sur fond d'antisémitisme. L'affaire coupe la France en deux camps passionnés : les dreyfusards, défenseurs de la justice et des droits de l'homme menés par Émile Zola et son célèbre article J'accuse en 1898, et les antidreyfusards attachés à l'honneur de l'armée.
La victoire finale des dreyfusards accélère l'adoption de la grande loi du neuf décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État. Rédigée dans un esprit d'apaisement par Aristide Briand, elle garantit le libre exercice des cultes mais stipule que la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
Les réflexes clés pour maîtriser la Troisième République
Entraînement officiel
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