Cours gratuit
Un monde en mouvement : routes migratoires, réfugiés et impacts territoriaux
Facteurs des migrations internationales (économiques, climatiques, politiques), statuts (migrants de travail, demandeurs d'asile, réfugiés convention de Genève) et transferts de fonds.
Duree estimee : 15 min
Partir pour travailler ou pour survivre : motifs et statuts
Aujourd'hui, près de trois cents millions de personnes vivent en dehors de leur pays de naissance, soit environ 3,6 % de la population mondiale. Si la grande majorité de l'humanité reste sédentaire, les mobilités internationales répondent à des motivations très variées.
Il faut distinguer clairement deux grands profils de migrants. Les migrants économiques quittent volontairement leur pays pour trouver un emploi, améliorer leur niveau de vie ou poursuivre des études supérieures. À l'inverse, les réfugiés et demandeurs d'asile sont contraints de fuir en urgence en raison de guerres, de persécutions politiques ou de violences, et sont protégés par le droit international selon la convention de Genève de 1951.
Illustration en cours de conception
Un panneau indicateur en bois avec trois flèches directionnelles sur un monticule.
Les routes migratoires et le durcissement des frontières
Contrairement aux idées reçues, les flux migratoires ne vont pas uniquement du Sud vers le Nord. Les migrations Sud-Sud entre pays émergents ou en développement sont aujourd'hui aussi nombreuses que les migrations Sud-Nord.
Les pôles d'attraction majeurs sont l'Amérique du Nord, l'Union européenne, mais aussi les monarchies du golfe Persique qui emploient une immense main-d'œuvre asiatique dans la construction et les services.
Face à ces flux, de nombreux pays de destination renforcent le contrôle de leurs frontières, créant des murs, des barbelés et des systèmes de surveillance électronique le long de la frontière américano-mexicaine ou en Méditerranée, transformant les zones frontalières en espaces de transit dangereux.
Des effets majeurs pour les pays de départ et d'arrivée
Pour les pays d'origine, l'émigration a un impact financier colossal grâce aux remises (ou transferts d'argent des migrants). Ces sommes envoyées chaque mois aux familles restées au pays dépassent souvent le montant total de l'aide publique internationale au développement.
Cependant, le départ massif de diplômés, de médecins et d'ingénieurs crée une fuite des cerveaux (ou brain drain) qui prive les pays du Sud de compétences cruciales pour leur développement.
Pour les pays d'accueil, l'immigration apporte une main-d'œuvre indispensable dans des secteurs en pénurie (agriculture, bâtiment, restauration, soins aux personnes âgées) et contribue à rajeunir une démographie vieillissante.
Les réflexes clés pour maîtriser les mobilités humaines
Entraînement officiel
Prêt à relever le Défi 5?
Mets tes nouvelles connaissances à l'épreuve : survis aux 10 questions du chapitre avec 5 vies et 20 secondes par manche !