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Comprendre la proposition subordonnée complétive

Repérer une proposition subordonnée introduite par une conjonction (souvent "que") occupant la fonction de COD. La distinguer de la proposition relative.

Duree estimee : 15 min

Une phrase dans la phrase

Bonjour ! Aujourd'hui, nous allons apprendre à repérer et analyser la proposition subordonnée complétive. Ne t'inquiète pas, le nom fait peur mais le concept est très simple. Tu utilises déjà ces phrases tous les jours sans t'en rendre compte.

Rappelle-toi du Complément d'Objet Direct (COD). Dans la phrase "J'aime les pommes", le groupe "les pommes" est le COD du verbe aimer. Il répond à la question Quoi ?. Maintenant, regarde cette phrase : "J'aime que tu sois là".

La proposition complétive fonctionne exactement comme un COD, mais c'est un groupe de mots qui contient un verbe conjugué.
Schéma simple en deux parties sur fond blanc. À gauche, une boîte bleue nommée 'Groupe Nominal' contenant le texte 'les pommes'. À droite, une boîte verte nommée 'Proposition' contenant le texte 'que tu sois là'. Une flèche part d'un bonhomme nommé 'Verbe' et pointe vers les deux boîtes.
Visualisons la différence entre un COD simple (groupe nominal) et une proposition complétive.

Comment la reconnaître ?

Une proposition subordonnée complétive est une partie de phrase qui complète un verbe. Elle est introduite par la conjonction de subordination "que" (ou 'qu'').

Prenons la phrase : Je pense qu'il va pleuvoir. La proposition principale est "Je pense". La proposition subordonnée complétive est "qu'il va pleuvoir".

Sa fonction est d'être le COD du verbe de la proposition principale. Pour la trouver, il suffit de poser la question 'Quoi ?' ou 'Qui ?' juste après le verbe principal.

Astuce : Je pense (Quoi ?) -> qu'il va pleuvoir. Si tu peux répondre à cette question avec la partie de la phrase qui commence par "que", c'est une complétive.

Attention au piège du mot QUE

Attention ! Le mot "que" n'introduit pas toujours une complétive. Il peut aussi introduire une proposition relative. C'est l'erreur la plus fréquente en 4e.

Pour ne pas te tromper, regarde le mot placé juste avant "que". Si c'est un verbe, c'est une conjonction de subordination et donc une complétive. Si c'est un nom, c'est un pronom relatif et donc une relative.

Tableau comparatif simple en deux colonnes. Colonne gauche titre 'COMPLÉTIVE', sous-titre 'Verbe + QUE', exemple 'Je dis QUE je viens'. Colonne droite titre 'RELATIVE', sous-titre 'Nom + QUE', exemple 'Le livre QUE je lis'.
Voici un tableau pour visualiser la règle et ne plus jamais confondre les deux.
Comparons : "La fleur que je regarde est belle" (Relative, car "fleur" est un nom). "Je vois que tu es content" (Complétive, car "vois" est un verbe).

Un cas particulier : l'interrogative indirecte

Parfois, la complétive sert à rapporter une question sans utiliser de point d'interrogation. On l'appelle la proposition subordonnée interrogative indirecte.

Elle complète des verbes de parole ou de savoir (demander, ignorer, savoir). Elle est introduite par un mot interrogatif comme "si", "pourquoi", "comment" ou "où", au lieu de "que".

Discours direct : Il demande : "Viens-tu ?'. Discours indirect : 'Il demande si tu viens". Ici, "si tu viens" est la proposition subordonnée interrogative indirecte.
En résumé : la complétive complète un verbe, a pour fonction COD et commence souvent par "que" (ou un mot interrogatif comme "si").

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