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La construction impersonnelle : le rôle du sujet "il"

Reconnaître une phrase où le sujet grammatical "il" ne représente rien ni personne. Distinguer le verbe impersonnel de son usage personnel.

Duree estimee : 15 min

Une intuition simple : qui est "il" ?

Imagine que tu regardes par la fenêtre et que tu dis : « Il pleut ». Pose-toi une question simple : qui est ce « Il » ? Est-ce un monsieur dans le ciel ? Est-ce ton voisin ?

Dessin simple style bande dessinée. Une fenêtre carrée montre de la pluie qui tombe dehors (traits bleus verticaux). À l'intérieur, un personnage pointe la fenêtre du doigt. Une bulle de texte sort de sa bouche avec écrit 'Il pleut'. Un grand point d'interrogation rouge flotte juste au-dessus du mot 'Il' dans la bulle.
Observons cette situation météo.

Tu as deviné la réponse : ce « Il » ne désigne personne. C'est un mot outil nécessaire pour construire la phrase en français. C'est ce qu'on appelle une construction impersonnelle.

Dans une phrase impersonnelle, le sujet « il » ne représente ni une personne, ni un objet précis.

Personnelle ou Impersonnelle : la différence

Dans une phrase personnelle, le pronom « il » remplace un nom connu. Par exemple : « Paul est là. Il mange une pomme ». Ici, « Il » désigne Paul.

Dans la construction impersonnelle, le « il » ne remplace rien. Il sert juste de sujet grammatical pour conjuguer le verbe. On ne peut pas le remplacer par un nom.

Comparons. Personnelle : « Il court » (On peut dire : Le chien court). Impersonnelle : « Il faut partir » (On ne peut pas dire : Le chien faut partir, cela n'a aucun sens).
Ne confonds pas ! Un verbe impersonnel se conjugue uniquement à la 3e personne du singulier (il). Tu ne diras jamais « je pleus » ou « nous fallons ».

Le sujet grammatical et le sujet réel

Dans ces phrases, le pronom « il » commande la conjugaison : c'est le sujet grammatical. Mais l'information importante, celle qui fait l'action ou qui existe, se trouve après le verbe : c'est le sujet réel (ou logique).

Dans la phrase « Il arrive un train », le sujet grammatical est « Il » (c'est le chef de la conjugaison). Le sujet réel est « un train » (c'est ce qui arrive vraiment).
Pour trouver le sujet réel, pose la question « Qu'est-ce qui... ? » après le verbe. Exemple : « Il manque du sel ». Qu'est-ce qui manque ? Réponse : « du sel » (sujet réel).

Transformer la phrase et accorder sans faute

Certains verbes sont toujours impersonnels comme falloir, pleuvoir ou neiger. D'autres verbes personnels peuvent devenir impersonnels pour mettre en valeur l'action.

Phrase personnelle : « Un accident est arrivé ». Transformation impersonnelle : « Il est arrivé un accident ». Le sens est le même, mais la tournure change.
Attention à l'accord ! Le verbe s'accorde toujours avec le sujet grammatical « il » (singulier), même si le sujet réel qui suit est au pluriel.
Schéma simple sur fond blanc. À gauche, en gros caractères noirs : 'Il reste'. À droite, trois parts de gâteau dessinées. Une flèche part de 'Il' vers le verbe 'reste' avec l'étiquette 'Sujet grammatical (singulier)'. Une croix rouge barre le mot 'restent' écrit en dessous pour montrer l'erreur.
Regarde bien cet accord qui piège souvent les élèves.
On écrit donc « Il reste des parts de gâteau » et non « Il restent ». Le verbe obéit à « Il », pas au gâteau !

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