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Transmission des maladies génétiques monogéniques
Déterminer le mode de transmission (dominant ou récessif) d'un allèle pathogène à partir de descriptions textuelles de situations familiales. Évaluer le risque génétique pour la descendance dans le cas d'une maladie autosomique.
Duree estimee : 20 min
Le mode de transmission récessif : le porteur caché
Imagine un plan de construction en deux exemplaires. Si l'un est abîmé mais l'autre intact, la machine peut quand même être construite. C'est le principe d'une maladie récessive : la copie saine du gène suffit à assurer le fonctionnement normal.
Dans une maladie autosomique récessive, l'allèle malade (muté) est dominé par l'allèle sain. Pour être malade, il faut posséder deux allèles mutés (homozygote). Un individu avec un seul allèle muté (hétérozygote) ne déclare pas la maladie.

Le mode de transmission dominant : un seul allèle suffit
Changeons de règle. Imagine maintenant qu'une seule instruction de sabotage sur le plan suffise à casser la machine, même si l'autre copie est bonne. Ici, l'allèle muté l'emporte sur l'allèle sain.
Dans une maladie autosomique dominante, la présence d'un seul allèle muté suffit pour que le phénotype soit malade. Un individu malade est donc soit hétérozygote (le cas le plus fréquent), soit homozygote.

Le conseil génétique : évaluer les probabilités
Le conseil génétique aide les couples à comprendre le risque de transmettre une maladie. On utilise un tableau de croisement pour visualiser la rencontre des gamètes lors de la fécondation.

Bilan pour ce couple : il y a 25 % de risque d'avoir un enfant malade (m/m). Il y a 75 % de chance d'avoir un enfant qui ne soit pas malade (dont 50 % de porteurs sains et 25 % de sains non-porteurs).
Principes des traitements
Il existe deux grandes stratégies médicales : soigner les symptômes (conséquences) ou tenter de corriger l'origine génétique (cause).
Le traitement symptomatique compense le dysfonctionnement sans changer l'ADN. Exemple : des enzymes digestives et de la kinésithérapie pour la mucoviscidose, ou un régime sans phénylalanine pour la phénylcétonurie.
La thérapie génique vise à introduire un allèle fonctionnel (sain) dans les cellules du patient. L'objectif est que cet ADN sain "remplace" la fonction du gène défaillant.

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